Victoire 17-12 face à Marcq.
Victoire qui fait un bien fou au classement, même si tout n'a pas été parfait.
En première mi-temps, l'USAL domina dans la possession du ballon, mais se heurta à un premier rideau nordiste particulièrement dense. Après l'ouverture du score par l'OMR, Limoges répliqua par un essai opportuniste consécutif à une relance des nordistes depuis leurs 22. A posteriori, ce "cadeau' fut un véritable tournant, tellement l'USAL avait des difficultés à déborder son adversaire du jour. Notons néanmoins que les locaux auraient pu faire gonfler le score avec deux échecs au pied, et deux occasions assez franches avortées (un jeu au pied mal réceptionné et une mêlée à 5 pas exploitée en toute fin de période). A l'inverse, sur leurs possessions, les nordistes sanctionnaient systématiquement les fautes adverses. 10-9 à la pause.
Le début du second acte partait sur les mêmes bases : une USAL stérile offensivement, et un OMR pragmatique, qui finit par prendre le score : 10-12. Néanmoins, Lucas Estevenet parvenait à donner de l'air à Limoges, après une action rondement menée dans les 22 mètres nordistes. 17-12 avec la transformation. Dès lors, débuta une très longue période de doomination de Marcq. Les nordistes poussèrent, Limoges, acculé sur sa ligne, se retrouva à 14, puis à 13. L'essai de pénalité paru même un instant inéluctable. Pourtant, à force de courage, l'USAL tint bon !
Côté Limoges, on notera l'abnégation en défense, une mêlée parfois en difficulté, mais qui tint la route, et une touche assez solide. Quelques mauvais choix par moment, et toujours des difficultés à imposer son jeu : l'USAL buta dans le très dense premier rideau nordiste, et les solutions furrent parfois difficiles à trouver. Par contre, on ne peut pas leur reprocher une manque d'énergie et de volonté, bien au contraire, notamment le dernier quart d'heure.
Côté Marcq, équipe dense, solide, bien structurée. Il me semble tout de même que les nordistes manquent parfois d'imagination dans l'animation offensive, et ne parviennent que rarement à tirer véritablement profit de leur maîtrise des fondamentaux.
Bref, côté Limoges, victoire du courage, mais attention : contre des équipes mieux armées offensivement, cela ne passera forcément.